No comment


"When the going gets weird, the weird turn pro"
Quand tout devient bizarre les bizarres deviennent pro
Comme à mon habitude, j’arrive sur Fougères en milieu d’après-midi, après trois heures de conduite à doubler camions et tracteurs qui encombrent la route, chose rendue extrèmement difficile et périlleuse avec une voiture dont le volant est placé à droite. A croire que ces salauds sont payés pour ralentir le trafic. Arrivé sur Fougères, je croise le regard d'une gendarmette qui se demande si elle doit contrôler mon véhicule à l'aspect suspect mais pourtant bien en règle. Je me gare près de la statue de l'abbé Bridel, le saluant d'un hochement de tête, je ne manquerai pas de repasser le voir. Cécile est tranquillement chez elle avec son petit bout d’homme dorloté et choyé comme un prince. Moggy et Jean-Paul passent lui rendre visite et nous en profitons pour faire une petite balade dans la ville. Et c’est Cécile la douarneniste qui fait découvrir aux locaux les petits chemins de cette cité médéviale. De retour à l'appartement en début de soirée, Benj rentre du boulot (Guy lui fait faire des heures sup' ou bien) et Kevin nous rejoint peu après. L'équipe est donc au complet pour pouvoir se lancer dans le boulot au bistrot d'en bas où nous discutons politique entre plusieurs tournées dont celle du patron. Ajoutons à celà les difficultés de calcul de la patronne et l'apéro ne nous aura pas couté bien cher ("deux tournées de trois font six euros"). Nous repassons vite fait à l'appartement pour tenir compagnie à Cécile, manger un peu et boire un peu de vin avant de repartir pour les "Oubliettes", un bar situé près du château (rue de la pinterie, ça ne s'invente pas).
Benj, Mutta & Félix
A peine arrivé, je me fais branché par un gros con de facho bourré qui me fait part de ses considérations avinés, j'évite de lui parler en racontant à Benj une anecdote qui m'était arrivé et qui ressemble à l'instant présent (voir la dépêche du service oenologique). En clair, je ne comprends pas tout ce qu'il dit et le peu que je comprenne me donne envie de lui fracasser un verre dans la gueule. Bref, il est encore tôt pour foutre la soirée en l'air. Armelle est désormais derrière le bar et nous lui demandons un verre de rhum arrangé. Elle nous prévient que le rhum n'est pas fameux mais nous décidons, hélas, d'y goûter quand même. Je rediscute politique avec des amis de Kevin (grand sujet de conversation en cette année du coq au vin) mais le rhum me travaille sérieusement les entrailles (à moins que ce ne soit le jus d'ananas qui l'accompagne) et je suis obligé de sortir prendre l'air pour ne pas dégueuler.
A la fermeture, nous sommes motivés pour continuer notre beuverie et "l'Orchidée" ayant fermé, nous sommes contraints d'aller en forêt dans une boîte de nuit "le St François". Nous y entrons à cinq garçons (sans compter les filles) et nous asseyons à une table avec une bouteille de vodka. Les détails de ce lieu ne sont que partiels, je me souviens y avoir vu quelques jeunes avec le même pull rayé immonde mais très certainement à la mode et lorsque nous quittons l'établissement à la fermeture, il y a comme une ambiance de baston à la sortie. Nous sommes assis à regarder ce manège sans trop savoir pourquoi, nous attendons peut-être quelqu'un ou éviter aussi un accident, qui sait? Sur le chemin du retour, nous passons comme prévu devant la statue de l'abbé Bridel pour une bataille de fleurs improvisée. Une fois rentrés, Benj va directement s'écrouler dans la chambre de Félix, tandis que Kévin et moi squattons la cuisine le temps d'un casse-dalle rapide (fait de pain et de moutarde pour moi, de paella froide pour lui).
Ce qui est sûr, c'est le mal de crâne du matin (après midi quand même), mes yeux veulent quitter mon corps, j'ai la gorge sèche, je me promets de ne plus jamais boire ni fumer (autant). Et dire que le week-end ne fait que commencer... Dans l'après-midi, Julien dit Moltes se dévoue gentiment pour aller chercher Sabrina, la cousine de Benjamin à l'aéroport de Rennes, celui-ci ne se sent pas de conduire tout de suite. Nous restons un moment à nous tâter sur la suite du programme, prenons-nous des déguisements, allons-nous faire des courses avant de partir, et patati et patata. En début de soirée, nous (Benj, Cécile, Félix, Sabrina, Kévin et moi) avons finalement optés pour une virée à Granville mais arrivés là-bas, Jacky et Anne-So nous disent qu'ils ne sont pas sûrs qu'il se passe quelque chose en ville. Nous prenons donc l'apéro et mangeons un bout (c'est important), Jacky est en super forme 2000, les vannes fusent à tout va et c'est dans un esprit bien festif que nous descendons en ville mais en laissant les déguisements dans le coffre. Et pourtant il y avait de l'ambiance en ville entre les fanfares de trompettes à coulisse et les steel-drums, ici un mec se balade le froc baissé, là un autre est déguisé en chien lubrique, d'autres en n'importe quoi. Nous sommes rejoints un peu plus tard par Armelle, Moltes et Sophie (à l'accent du sud) débarqués de Fougères dans la soirée. Nous nous promenons dans la fête foraine installé en centre-ville avec un manège-machine à laver qui doit passer à cinquante centimètres d'une maison. Au stand des auto-tamponneuses, un vieux dégueulasse se plait à danser comme s'il était un gogo-dancer ce qui nous amuse un bon moment. Il se prête au jeu, se laissant filmer et photographier.
Moltes
Nous prenons ensuite quartier dans un bar de la ville-haute appelé "le Rafale" où la musique est très rock français, ça bouge bien, pas trop de monde et nous enchaînons les tournées. Sabrina croit apercevoir le sosie de Corbier et Anne-So s'empresse d'aller lui dire, il ne sait pas si nous sommes en train de nous foutre de sa gueule ou juste en train de délirer gentiment. Surtout quand nous entamons son célèbre tube "sans ma barbe". Evidemment quelques "Jean Reno" retentissent accompagnés de "UMP - enculés". La moitié de l'équipe disparait un moment avant de réapparaitre avec une bouteille de whisky qui tombe pas plus mal, celle de rhum étant vide.
Raoul Duke, Corbier et Anne-SoLorsque le bar ferme sur les coups de trois heures, une patrouille de police passe dans la rue, la petite troup encore présente se met à vociférer un "mort aux vaches, mort aux condés" joyeux et bordélique et les flics décident de ne pas traîner. Et toc! Voilà pour la répression policière! De retour à la voiture, je suis avec Kévin, nous ne sommes pas tellement en état de conduire et nous ne savons ni l'un ni l'autre où habitent Jacky et Anne-So. Je tente le coup, pensant me repérer en chemin et comptant sur un peu de chance mais la rue principale étant bloqué je me gare près d'une antenne-relais pensant ainsi avoir trouvé un bon point de repère.
Sabrina et Anne-So
Je me réveille quatre heures plus tard, pas si mal que ça mais mon point de repère est perdu dans le brouillard. Il s'ensuit alors une mission pour retrouver la maison tandis que Chiasseux finit sa nuit à l'arrière de la voiture. Je croise Cécile et Benj qui partent chercher le petit déjeuner. Comme je vais les accompagner, je ferme la voiture à clé (pensant bien faire), c'est alors que Kévin se lève d'un bond pour me demander les clés et couper l'alarme avant qu'elle ne se mette en route. De retour à la maison, nous regardons sagement la messe en direct de Fougères, heureusement que nous n'y sommes pas, nous nous serions déguisés tout exprès avant de piquer le vin de messe, le tronçon et scandaliser les bien-pensants.
Dans l'après-midi, nous marchons dans la ville en remontant le trajet des chars, tous très bien décorés et équipé chacun de son propre bar, c'est important de le souligner. Là encore des proessionnels du défilé au pas cadencé nous montrent qu'ils ne ont pas là pour rigoler comme la fanfare de Jersey. Dans la foule il est difficile de savoir si les gens sont maquillés pour l'occasion ou si ils portent des masques, Kevin et moi avons des propos qu'il m'est impossible de retranscrire ici.
Jean Reno?